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14 mai 2018

De L’activité physique et le TDAH

TDAH et activité physique

Le TDAH, c’est quoi?

Le trouble déficitaire de l’attention et d’hyperactivité (TDAH) est un trouble de plus en plus connu chez les parents et auprès de tous les intervenants de niveau scolaire. Les causes du développement du TDAH ne sont pas définies clairement. L’hérédité pourrait être un facteur important mais une dysfonction au niveau de certains neurotransmetteurs et de mauvaises habitudes de vie lors de la grossesse  pourraient également être des facteurs de développement du TDAH.

L’activité physique, une aide complémentaire

Les bienfaits de l’activité physique sont nombreux autant chez les jeunes que les moins jeunes.

En effet, l’activité physique en âge préscolaire et scolaire aide au développement musculaire et au développement de la coordination et de la motricité. Cinquante pour cent des enfants TDAH présentent une forme de difficulté motrice.

En plus de jouer sur l’aspect musculaire, l’activité physique influence positivement l’estime de soi et les relations avec les autres.

On peut également ajouter que, pour ces enfants, l’activité physique peut atténuer les symptômes liés au TDAH soit l’inattention, l’impulsivité et hyperactivité. De plus, certaines études ont montré que l’activité physique chez les jeunes prenant de la médication pour contrôler le trouble déficitaire de l’attention augmentait l’effet de la médication, ce qui permettrait de réduire les doses prises par les enfants. Par conséquent, l’exercice structuré pourrait augmenter l’efficacité de la médication.

L’activité physique permet également de créer un sentiment de compétence chez l’enfant. Elle souligne les forces et les efforts de l’enfant, confronté régulièrement à maintes difficultés et ce, dans un milieu autre que scolaire.

L’activité physique à haute intensité d’une période de plus de 20 minutes atténue les symptômes liés au TDAH.

TDAH et anxiété, duo fréquent

Les études démontrent que les enfants présentant un TDAH sont plus susceptibles de développer d’autres troubles de santé dont l’anxiété. En effet, 25 à 30% des enfants avec TDAH souffre aussi d’anxiété.

Les effets de l’activité physique régulière sur l’anxiété ont été démontrés dans plusieurs études. Même si l’effet n’est pas aussi significatif que la médication, l’activité physique peut représenter un bon complément ou une solution alternative à celle-ci.

Effets bénéfiques prouvés de l’exercice sur les symptômes du TDAH

  • Améliore le développement moteur et la  motricité
  • Atténue les symptômes d’inattention, d’impulsivité et hyperactivité
  • Améliore l’humeur
  • Améliore l’estime de soi de l’enfant et favorise les relations interpersonnelles
  • Augmente la persévérance de l’enfant

Quoi faire comme activité physique?

Ce que les études démontrent :

  • La période d’activité physique aérobie doit être de plus de 20 minutes
  • L’intensité doit être de modérée à élevée
  • La séance d’exercices doit être structurée pour capter l’attention de l’enfant en plus de travailler la motricité globale et la motricité fine

Les kinésiologues ont une formation universitaire pour choisir les bons exercices pour votre enfant. Ils ciblent l’intensité nécessaire pour que votre enfant obtienne le maximum de bénéfices de l’exercice.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations ou demandez l’avis de votre médecin ou de votre neuropsychologue sur les bienfaits de l’activité physique sur le TDAH.


Références :

  • Chevalier N et al. Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité : Soigner, éduquer, surtout valoriser, Presse de l’Université du Québec, 2009.
  • Choi JW et al. Aerobic exercise and attention deficit hyperactivity disorder : brain research. Med Sci Sports Exerc, jan 2015, 47(1) :33-9.
  • Pontiflex MB et al. Exercise improve behavioral, neurocognitive, and scholastic performance in children with attention-deficit/hyperactivity disorder. J 2013, mars 162(3) :543-51.
  • Smith AL et al. Pilot physical activity intervention reduces severity of ADHD symptoms in young children. J Atten Disord. 2013, Jan 17(1) :70-82.

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